Des matchs de l'Euro 2016 à Rennes ?
Utaka de retour à Rennes ?Oui. L'acte de candidature de Rennes est officiel. Il est en partenariat avec le Stade Rennais, et ce sera une candidature régionale. On souhaite honorer le football en Bretagne. Ce serait une grande première. L'objectif était de montrer que nous disposons d'un stade capable d'accueillir ce type d'événement. Il a toutes les qualités requises en terme d'accueil et de sécurité.
À quand remontent les premiers contacts ?
Avec le maire, Daniel Delaveau, nous avons été auditionnés il y a quelques mois par la commission Séguin. Le président de la Cour des comptes a été mandaté par le Premier ministre pour faire le point avec un certain nombre de clubs, de maires et d'adjoints en charge des sports pour envisager la candidature de la France à l'Euro 2016. L'objectif était d'évaluer la crédibilité d'une candidature française.
Pourquoi une candidature régionale ?
Avec le maire, on s'est dit que ce n'était pas la candidature de Rennes qui nous importait, mais celle de la Bretagne. Nous avons déjà échangé avec Jean-Yves Le Drian, le président de la région Bretagne.
La France manque de grands stades. Comment va-t-elle combler cette lacune ?
Pour résumer, seul le Stade de France est en capacité pour accueillir une finale de Ligue des champions. Nous avons du retard par rapport à nos voisins européens : Italie, Allemagne, Angleterre ou maintenant la Suisse. Il est impératif qu'un certain nombre de grands stades voient le jour. Il y a des projets à Lille, Lyon, Strasbourg, Grenoble ou au Mans.
Et du côté de Rennes ?
On sait que pour l'organisation de la phase finale d'un Euro, il y a plusieurs typologies de stades. Il y a les grands stades pour les phases finales, mais aussi des stades pour les poules. Et les contraintes ne sont pas les mêmes. On n'a jamais dit qu'on était candidat pour accueillir la finale de l'Euro ! Ni les demi-finales. On apprécierait de pouvoir accueillir une équipe lors du premier tour. On a conscience de nos propres limites. Il est évident qu'on ne va pas construire un stade de 60 000 places. On fait la fête pendant une semaine, et le lendemain on fait 30 000 de fréquentation. Il y aurait un problème ! Si la candidature de la France était retenue, on aurait quelques années devant nous pour envisager la faisabilité technique.
Recueilli par
Olivier DUPLESSIX.