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Porté autour du cou ou tombant négligemment le long de la jambe, cette année, le nouvel accessoire du festivalier sera le porte-gobelet. Fini le verre en plastique jetable, vive le lavable. La formule déjà testée dans plusieurs festivals bretons dont le Bout du Monde à Crozon, et Rock'n Solex (lire par ailleurs), se répand aux autres grands rendez-vous festifs comme de la mousse (de bière) en ébullition.
Le principe : en échange d'un euro, le festivalier se verra remettre un verre qui lui servira pendant toute la durée de sa (ou ses) soirée(s). Après un (ou plusieurs) verres, il pourra récupérer son euro. Ou se garder le gobelet en souvenir.
Cette initiative a un double avantage, selon Béatrice Macé, directrice des Trans Musicales :
« Le confort visuel, car le site sera plus propre, et l'impact écologique par la réduction des déchets à la source. L'empreinte écologique d'un gobelet lavable est sept fois moins importante que celle d'un gobelet jetable. »Pour mettre en place ce dispositif, le festival s'est appuyé sur l'association « Mais qu'est ce que tu fabriques » basée à Landerneau. Cette structure possède un stock de gobelets qu'elle met à la disposition des organisateurs d'événements et d'une solide expérience menée auprès du festival de Bout du Monde. Une petite armée de 40 bénévoles s'occupera de la gestion de ces gobelets.
« Agenda 21 », écolo et socialCette nouveauté écologique de l'édition 2008 s'inscrit dans un programme beaucoup plus large de développement durable appelé « agenda 21 » dans lequel on trouve une préoccupation environnementale, avec également la mise en place de la collecte sélective des déchets. Mais aussi un volet économique, social et humain, qui se traduit par un meilleur accueil de tous les publics. Que ce soit en terme d'accessibilité ou de coût.
Ce vaste programme lancé en 2005 aux Trans touche non seulement les festivaliers mais aussi les équipes organisatrices jusqu'aux artistes eux-mêmes qui auront eux aussi leur gobelet lavable et dont les repas sont composés à 60 % de produits bio.
En outre, tous les voyages des musiciens vont cette année être pris en compte dans le calcul de la « compensation carbone ».
« Une partie de cette compensation qui sera limitée au total à 5 000 € sera reversée à l'association EcoAct pour un projet de préservation de la forêt primitive au Brésil. Et si nous le pouvons, nous reverserons une autre partie à une action humanitaire que nous n'avons pas encore choisie », note Béatrice Macé.
Dans les prochaines années, le calcul du bilan carbone devrait être étendu aux trajets des équipes en 2009, des prestataires en 2010, et enfin des publics en 2011. En attendant aussi la mise en place de toilettes sèches.
La nouvelle génération de festivaliers écolos est donc en marche. Un gobelet dans une main, un cendrier de poche dans l'autre, allant à pied à des Trans revenues dans le centre ville ?
Janik LE CAÏNEC.
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