Des élèves de seconde et 1re S du lycée Descartes ont assisté à des explications et démonstrations de chercheurs de l'Inria. « Les élèves viennent en S, parfois pour faire plaisir à leurs parents, mais ne s'intéressent pas toujours aux sciences, constate Philippe Riou, professeur de maths au lycée Descartes. Et ce n'est pas en modifiant les programmes que ça va changer. Un exercice de maths restera un exercice de maths ! »
L'enseignant a décidé de partir en croisade et d'inviter des chercheurs de l'Inria pour expliquer leur métier aux élèves, « pour aérer, dépoussiérer le système, que les élèves comprennent à quoi servent les vecteurs, les équations, les dérivées, les probabilités ! Depuis vingt ans que j'enseigne, à chaque changement de chapitre, ils me demandent à quoi ça sert... Et quand je leur réponds, ils ne me croient pas ! »
Maths et dépression
Là preuve à l'appui, les élèves ont compris que les maths servent aussi à l'imagerie cérébrale, pour soigner par exemple la dépression, ou en écologie dans les problèmes de pollution des sols et d'enfouissement des déchets nucléaires. Vendredi, 130 élèves ont suivi les interventions de Pierre Hellier et Jocelyne Erhel, chercheurs à Rennes 1 à l'Inria (institut national de recherche en informatique et automatique).
Victor et Joé, élèves de 1re S, sont très intéressés. Le premier veut devenir médecin, le second infographiste : « C'est l'occasion de voir une belle application. Maintenant les algorithmes, on sait à quoi ça peut servir. Car, souvent les notions de maths restent floues. »
La science est vivante
Les chercheurs aiment aussi venir à la rencontre des jeunes, « peut-être les chercheurs de demain, explique Jocelyne Erhel. Il faut enrayer la désaffection pour les sciences. » Opération séduction donc pour les chercheurs, « pour montrer aux lycéens que la science est sexy, vivante, et pas rébarbative, insiste Pierre Hellier. Et puis, nous sommes payés avec de l'argent public, c'est important de rendre des comptes, d'expliquer ce que l'on fait. »
L'an dernier déjà, Philippe Riou avait fait venir un chercheur de chez Thomson pour parler de la télé numérique, « j'ai senti les élèves très motivés. » Aujourd'hui, l'enseignant constate « que les exigences en mathématiques ont diminué au lycée, alors que les compétences doivent augmenter car on demande aux chercheurs des connaissances de plus en plus pointues ».
Cécile, Emma et Mélody, élèves de seconde, aiment les sciences, mais ne savent pas trop encore quoi faire plus tard : « Là au moins, ça aide à avoir des idées ! »
Et pour ceux qui n'auront pas pu assister à la conférence, une deuxième intervention à plus grande échelle est envisagée au Diapason, à l'université de Rennes 1, en décembre.
j sius conntent
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samedi 26 décembre 16:48 Saint-Malo
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