Raymond Madec conduira la liste de Lutte ouvrière lors des municipales à Rennes. À gauche, c'est l'embouteillage! Après le Parti socialiste (soutenu par le PC, le PRG, des élus Verts, l'UDB et les Rouge et Vert), Les Verts, la Ligue communiste révolutionnaire associée à Emgann-Breizhsistance, et une liste pour pour les droits ouvriers et la démocratie communale soutenue notamment par le Parti des Travailleurs et l'ADDC, voilà que Lutte ouvrière se lance à son tour dans la course à la mairie. Ce qui porte le nombre de listes à huit dont cinq de gauche !
Cette équipe ouvrière sera conduite par Raymond Madec. À 56 ans, ce Vannetais d'origine n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il était déjà candidat en 2001 et avait même réussi un score très honorable avec 4,89 % de voix. Seuls Edmond Hervé (PS), Loïck Le Brun (UMP) et Patrick Mainguené (Les Motivés) avaient fait mieux au premier tour.
Militant de LO, le parti d'Arlette Laguiller, Rennais depuis 1970, Raymond Madec est infirmier au CHU de Rennes. Depuis 1974, il a été de tous les scrutins. Il fut longtemps porte-parole de LO en Ille-et-Vilaine avant de céder sa place à Valérie Hamon en 2005. Acteur du monde social par son adhésion au syndicat CGT, il était candidat aux dernières législatives sur la circonscription de Rennes Nord, où il a obtenu 0,89 % des voix. Valérie Hamon, porte-parole de LO, explique pourquoi son parti s'est décidé à se lancer dans la bataille. « À la tête de l'État, les gouvernements qui se succèdent, qu'ils soient de droite ou de gauche, défendent les intérêts du grand capital. C'est ainsi que les attaques sur les retraites décidées sous le gouvernement de droite de Balladur ont été élaborées et préparées sous Jospin, chef d'un gouvernement de gauche. Ce n'est pas pour autant que nous mettons un signe d'égalité entre la droite et la gauche. » Mais pourquoi ne pas avoir essayé de faire cause commune avec une autre liste d'extrême gauche ? « Dans le contexte politique actuel, nous avons cherché, là où c'était possible, à discuter avec les partis de gauche de notre participation à des listes d'union. À Rennes, cela n'a pas abouti et nous présentons donc notre propre liste. »
Pour Lutte ouvrière, « aucune municipalité ne peut échapper à la dictature des groupes industriels et financiers. Aucune municipalité ne peut, non plus, suppléer aux défaillances de l'État. Quand bien même tous les gouvernements prétendent décentraliser, les mesures de décentralisation consistent, en général, à ce que l'État se décharge de ses responsabilités au profit des collectivités locales, mais sans jamais leur donner les moyens financiers de les assumer. »
« Pas d'entente possible avec les autres listes »
Valérie Hamon et Raymond Madec croient qu'il est possible de faire bouger les choses localement. « Malgré les étroites limites juridiques dans lesquelles sont enfermées les municipalités, dans un système économique et social fondamentalement injuste et où, de plus, les municipalités sont subordonnées à l'État central, le conseil municipal a le pouvoir de faire des choix qui peuvent améliorer ou, au contraire, aggraver les conditions d'existence des classes populaires. C'est pourquoi il est important qu'il y ait des élus qui puissent réellement faire entendre la voix de la population la moins favorisée. »
Édouard REIS-CARONA.
Pratique. Pour contacter la liste Lutte ouvrière Lutte ouvrière BP 30127 ; 35201 Rennes cedex 2. Email : rennes@lutte-ouvriere-ouest.org

Une petite visite s'y impose. Concept nouveau sur Rennes. De plus, l'ambiance y est sympa et "cosy"....

Les sushis et sashimis sont préparés à partir de poissons de premier choix(label rouge)et d'une...

Pizzas très bonnes, accueil plutôt sympa, service en général rapide le midi (...) Les...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
Spécial Stade Rennais
Odorico, mosaïstes Art déco
Que pensez-vous des Vélostars ?
L'orage du 30 juin
La fête de la musique, c'était comment ?
La carte Korrigo épinglée par la Cnil
Quartiers d’été
