Carreau par carreau, les détenus oeuvrent à leur fresque. « Souvent il m'arrivait devant mon chevalet de passer des nuits blanches... » La Bohême rythme le méticuleux travail. Pour eux, pas de chevalet mais une multitude de carreaux multicolores. Et ces artistes-là ne vivent pas tout à fait de l'air du temps. Ils sont huit. Laurent, Nicolas, Alain, André et les autres détenus qui participent à l'atelier Odorico.
Avec les conseils de Marie et Dawa qui animent d'ordinaire les ateliers de l'exposition du musée de Bretagne, ils vont réaliser une fresque à la manière du maître rennais de la mosaïque.
« À chaque exposition aux Champs Libres, il y a un atelier pour les détenus, explique Anne-Héloïse Botrel, médiatrice culturelle de la ligue de l'enseignement catholique, qui intervient sur les ateliers de la maison d'arrêt. On les ancre dans la vie culturelle. »
Les huit détenus ont chacun dessiné le motif de leurs planches qui, mises bout à bout, formeront la fresque. « Mais ils doivent conserver le style Odorico pour que les planches se lient. » Un style qu'André a choisi de reproduire avec un motif de fontaine année 30. Nicolas, lui, rappelle ses origines avec une croix basque.
« Un espace de liberté »
En suivant les traces d'Odorico que trouvent-ils ? « L'évasion... » Le mot revient sans cesse. Un espace de liberté, une place pour l'imaginaire, la création. La planche de Laurent est chargée de symbole : « Une étoile, une main de Fatma, une main tendue vers la paix. »
Alain, lui, retrouve un peu de son passé. « J'étais chef de projet dans l'immobilier, je me suis toujours passionné pour l'archéologie, pour l'histoire. » Les mosaïques antiques n'ont pas de secret pour lui. « C'est agréable de reproduire des gestes ancestraux. » Un respect de la tradition cher aux intervenants : « Nous travaillons avec de belles matières, du verre, de la céramique... »
La fresque ornera le couloir qui mène aux unités de vie familiale dans la future prison. Une fierté pour Nicolas : « Ça pourra rassurer les gens en visite. Personne ne s'imagine vraiment à quoi ça ressemble la prison, c'est aussi un lieu où l'on vit, où l'on crée. »
Une semaine, matin et soir, les mains dans la colle et la couleur. La fresque devrait être achevée lundi. Alain a déjà fini sa planche. « Tu vas pouvoir m'embaucher ! » lance-t-il à Dawa. « C'est facile, je vais pouvoir en faire avec mes enfants », projette Laurent. La chanson se termine, « Et nous avions tous du génie... »
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CADRE SURPRENANT ET AGREABLE. TRES BON ACCUEIL ET CUISINE SIMPLE MAIS A LA FOIS APPLIQUEE...QUE DU...

de passage dans la région, nous y sommes rendus ; tres bonne cuisine raffinées, bon rapport...

Le personnel de l'établissement vous accueille en toute simplicité. On peut y trouver des soupes,...

C'est un film qu'il faut absolument aller voir. Une émotion se dégage et même...
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