Les élus de la majorité ne souhaitent pas perdre de temps. Malgré tout, il ne faut pas s'attendre à voir un centre de congrès sortir de terre avant 2015. Les premières études datent de 2005, d'autres ont suivi en 2008. Pendant ce temps, il est intéressant de noter qu'un congressiste absent, c'est 122 € à 305 € de moins de dépensé dans la ville entre l'hôtellerie, la restauration, les achats dans les commerces et les transports.
Avant la campagne des municipales, les élus de Rennes Métropole s'étaient mis d'accord pour une implantation du centre de congrès au Palais Saint-Georges. Daniel Delaveau, aujourd'hui président de Rennes Métropole, avait finalement annoncé que cela se ferait plutôt aux Couvent des Jacobins.
Vote en novembreHier soir, au conseil de Rennes Métropole, Daniel Delaveau a souhaité clarifier la situation.
La présentation, suivie d'une discussion entre élus, ne donnait pas lieu à un vote. Ce dernier interviendra en novembre. La première étude montre que l'absence de centre de congrès nuit au renforcement de Rennes Métropole. Une centaine de villes, en France, disposent d'un centre de congrès. Il faudra que celui de Rennes soit différent. Surtout que sur tous ces centres, ceux qui ne sont pas déficitaires se comptent sur les doigts d'une main.
Cette différence se fera par l'implantation en centre-ville dans un bâtiment historique.
Sachant que 88 % des manifestations regroupent 100 à 700 personnes, Rennes Métropole part sur la réalisation d'un auditorium de 800 à 1 000 places et d'un autre de 300 places. Les 1 000 places pourront être utilisées pour les concerts de l'Orchestre de Bretagne.
Ces deux auditoriums seront construits, en aérien ou en souterrain, à côté du couvent en lui-même. Ce dernier servira, notamment, aux expositions, garantes d'une réelle rentabilité des lieux.
Alexandra BOURCIER.
Une fois l'espace libéré sur la place Sainte-Anne,les congressistes emprunteraient ce chemin pour accéder au Couvent.
Il reste des vestiges d'arcatures dans la nef de l'église.
La maison du prieur, classée monument historique sera donc conservée, contrairement aux bâtiments du XIXe et aux hangars qui se trouvent sur les 8 000 m2 de terrain.