C'est une belle histoire qui se bâtit entre Rennes et la Chine. Cette histoire a débuté, en 1985, avec un accord signé entre la région Bretagne et la province du Shandong. Elle se poursuit depuis le vote unanime du conseil municipal de Rennes, en 1999, sur une déclaration d'intention de jumelage avec Jinan.
« Un jumelage officialisé en juillet 2002 » rappelle Roselyne Lefrançois, députée européenne et adjointe au maire de Rennes, chargée des relations internationales.
Depuis, ce lien s'est étoffé. Il a même pris du coffre à l'occasion d'un voyage qu'a fait Roselyne Lefrançois à Pékin.
« J'ai eu l'occasion de rencontrer des représentants du Hanban, un organisme qui chapeaute les instituts Confucius. Ils m'ont fait part de la volonté de la Chine d'asseoir des relations extérieures avec l'Europe et m'ont suggéré de candidater à la réalisation d'un institut Confucius en Bretagne ».
Quelques mois plus tard est né le programme Asia Urbs (achevé il y a un peu plus de six mois).
« Il s'agissait d'accompagner un programme de réhabilitation du site ancien de Qu Fu, la ville natale de Confucius. Mais, pour mener à bien cette action, il nous fallait un autre partenaire. J'ai pensé à Saint-Jacques-de-Compostelle que nous connaissons dans le cadre des villes de l'arc atlantique » se souvient l'élue rennaise.
5 000 ouvrages
« Parallèlement, Région et agglomération rennaise (Rennes Métropole pour sa compétence en matière d'enseignement supérieur) nous avons uni nos forces. Voilà comment nous allons accueillir à Rennes le seul institut Confucius breton. Il aura cette spécificité d'avoir pour membres fondateurs des collectivités territoriales alors que les autres sont généralement accompagnés par des universités » souligne Roselyne Lefrançois.
D'ailleurs, la ville de Rennes apportera sa contribution en mettant à disposition des locaux de l'ancienne école maternelle Papu, située à deux pas des Horizons. Ces locaux seront inaugurés le 14 novembre. Et Rennes, bien sûr, prend sa part dans l'accompagnement de ce projet.
Diffuser la culture chinoise, enseignement les rudiments de la langue, être un lieu de ressource, notamment, au plan économique, être une référence en matière de savoir faire mais aussi de savoir être, cadre d'expositions, de conférences, de rencontres, le futur institut Confucius de Bretagne entend ainsi participer à la construction de l'Homme. À l'instar des instituts Goethe ou Cervantès.
« Cet institut recevra la compétence de deux professeurs chinois qui seront mis à disposition par les Chinois. Le Hanban apporte 100 000 $ (US) et plus de 5 000 ouvrages afin de favoriser l'installation » ajoute Roselyne Lefrançois.
A compter de ce lundi 18 août, l'Institut Confucius de Bretagne sera situé au 17 rue de Brest, à Rennes. Le numéro de téléphone reste inchangé : 02 99 87 08 85. Site internet :
www.confucius-bretagne.orgÉdouard MARET.
L'institut Confucius de Bretagne a pour présidente Marie-Claude Le Bot, professeur des universités, ancienne vice-présidente des relations internationales à Rennes 2. Quant au directeur, il s'agit de Blaise Thierrée. Philosophe de formation, il a pris en charge cette direction en janvier dernier.