Bertrand Descottes est prêt à aller jusqu'au bout. Il en fait une question d'honneur. Ce patron d'une entreprise de transport, Frigo 7-Locatex, située tout près de Rennes, attaque au tribunal de commerce le logisticien Gefco, filiale du groupe automobile PSA.
D'un côté, Locatex : 300 salariés pour un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros. De l'autre, Gefco : 10 000 salariés pour un chiffre d'affaires de 3,5 milliards d'euros. « C'est le pot de terre contre le pot de fer. Et alors ? Il n'y a pas que Gefco qui a le droit de gagner de l'argent ! », s'insurge Bertrand Descottes. Entre les deux entreprises, il y a désormais de l'eau dans le gaz.
Depuis plus de 25 ans, Locatex travaille pour le compte de Gefco. Il transporte des véhicules entre les usines PSA de Chartres-de- Bretagne et celles de Mulhouse et de Sochaux. Le contrat est de taille. Il assure 40 % du chiffre d'affaires de Frigo 7-Locatex.
Mais, en février, le couperet tombe. Gefco annonce au transporteur qu'il mettra un terme au contrat d'ici à la fin de l'été. Il n'accepte pas les hausses de tarifs que lui réclame Locatex du fait de la hausse des prix du carburant. Depuis le 5 janvier 2006, une loi autorise pourtant les transporteurs à répercuter ces hausses auprès de leurs clients, après la signature du contrat. Peu d'entre eux, toutefois, osent le faire (du moins en totalité), de peur de perdre leurs clients.
Des craintes pour les emplois
Bertrand Descottes a fait ses comptes. Si, en mai 2007, le prix moyen du litre de gazole était de 0,85 €, celui-ci a atteint 1,15 € en mai : 30 centimes d'euros de plus en un an. Conséquence : « Notre chiffre d'affaires était d'un million d'euros par mois avec Gefco. Or, les derniers temps, notre résultat se soldait par une perte nette de 100 000 € par mois », détaille-t-il. D'où son action devant le tribunal : l'entrepreneur souhaite que la loi de janvier 2006 puisse être appliquée.
Du côté de Gefco, on se refuse à endosser le rôle du grand méchant loup. « Nous avons mis en place un suivi des hausses de gazole bien avant la loi. Le carburant augmente, c'est sûr. Mais il ne faut pas nous rendre responsables de tout », insiste Christian Daireaux, directeur de la communication de Gefco.
L'affaire, qui est entre les mains du tribunal de commerce de Nanterre, pourrait être jugée d'ici à la mi-juillet. Quant à Bertrand Descottes, il a désormais un autre souci : « Nous allons maintenant nous battre pour trouver d'autres contrats et pour sauver les emplois. »
Pierrick BAUDAIS.

Une petite visite s'y impose. Concept nouveau sur Rennes. De plus, l'ambiance y est sympa et "cosy"....

Les sushis et sashimis sont préparés à partir de poissons de premier choix(label rouge)et d'une...

Pizzas très bonnes, accueil plutôt sympa, service en général rapide le midi (...) Les...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
Spécial Stade Rennais
Odorico, mosaïstes Art déco
Que pensez-vous des Vélostars ?
L'orage du 30 juin
La fête de la musique, c'était comment ?
La carte Korrigo épinglée par la Cnil
Quartiers d’été
