Hélène Lepesant dans son espace de travail, entre ordinateur portable et carte des fuseaux horaires. « Quand j'ai décidé de gérer mon entreprise à partir de chez moi, j'ai foncé sans me poser de questions. » Installée dans son appartement cosy à Saint-Jacques-de-la-Lande, un oeil toujours rivé sur sa messagerie électronique, Hélène Lepesant, 38 ans, traductrice, est en contact avec le monde entier. « Depuis mon domicile, je dirige une équipe d'environ 2 000 traducteurs, précise-t-elle tout en simplicité. Des Coréens, des Suédois, des Espagnols, des Chinois... »
Il y a quatre ans, elle s'est lancée dans la gestion d'équipes de traducteurs. Elle a créé son réseau à partir des contacts qu'elle avait pu établir lorsqu'elle travaillait en entreprise. Après un diplôme d'études supérieures spécialisées de langues étrangères appliquées à Rennes, elle travaille en Nouvelle-Zélande puis en Angleterre en tant que traductrice. De retour à Paris, elle gère une équipe de traducteurs.
Mais un coup du destin va la pousser à monter sa propre entreprise : « La société où je travaillais à Clichy, près de Paris, a connu un plan social. Je me suis portée volontaire car l'idée de me mettre à mon compte me trottait depuis longtemps dans la tête. » Ayant gardé un excellent souvenir de ses années d'études à Rennes, elle choisit de s'y installer.
Des résultats inespérés
En 2004, elle crée Cetadir une société de traduction spécialisée dans le domaine technique. Pour se faire connaître, elle prospecte pendant six mois dans des salons professionnels entre Paris, Nantes et Rennes. Les Assedic lui permettent d'aborder ce changement professionnel avec plus de sérénité.
Et là, surprise : « J'ai été contactée rapidement par des traducteurs et clients de tous horizons. Les résultats ont dépassé mes espérances. » Le recrutement des traducteurs et les contacts avec ses clients se font exclusivement par internet. Une façon pratique et rapide de collaborer : « Je joue sur les fuseaux horaires. Ce matin à 1 h 30, j'ai reçu un mail d'un traducteur coréen. Quand il fait nuit en France, il fait jour en Corée. Internet permet plus d'efficacité. »
Bien qu'elle passe de nombreuses heures, seule devant son ordinateur, le contact avec l'extérieur ne lui manque pas : « Des affinités se créent au fil des années, on se téléphone, on communique par MSN (messagerie électronique instantanée) et pour la nouvelle année, on s'envoie nos voeux et des petits cadeaux alors que l'on ne s'est jamais rencontré. Je fais aussi partie de clubs d'entrepreneurs. » Travailler à domicile lui permet d'être davantage concentrée et de mieux organiser sa vie sociale.
Sa société, désormais reconnue, propose des traductions dans une trentaine de langues. Une satisfaction pour cette jeune chef d'entreprise pleine d'énergie « De toute façon, je ne me suis pas posé de question, je me suis dit « Allez vas-y, tu essayes ! ». Aujourd'hui je ne regrette rien et je suis très heureuse dans mon travail. »
Pratique. www.cetadir.com

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