Crash d'avion à Rennes : le pilote indemne
L'avion s'est crashé peut après avoir décollé de Rennes-Saint-Jacques. : Joël Le Gall
Aux commandes d'un appareil de voltige, le quinquagénaire aurait été victime d'une panne de moteur. Par chance, il est à peine blessé.
Jean-Luc Lecchini, 57 ans, aurait pu laisser la vie dans un accident d'avion, hier, vers 11 h 45, en bout de piste de l'aéroport de Rennes-Saint-Jacques. « Il a eu de la chance, beaucoup de chance », témoigne un fonctionnaire du Bureau enquête et analyse (BEA) de l'Aviation civile, devant la carcasse du monomoteur biplace, propriété de l'Aéro-club.
« Une décision ultrarapide »
Seul à bord de ce CR 100, un avion de voltige léger (540 kg à vide), le pilote venait de décoller de Rennes-Saint-Jacques. Il se rendait à Bernay (Eure), pour participer au Championnat de France de voltige. Son petit avion s'est écrasé quelques secondes après le décollage. Après avoir défoncé une clôture, l'appareil s'est crashé en bout de piste, dans un champ, près d'un étang, en bordure d'un chemin. « Lorsque nous sommes arrivés, le pilote avait réussi à s'extraire lui-même de l'appareil, il avait tous ses esprits », précise le major Rémi Gatel, des sapeurs-pompiers. Souffrant de contusions, Jean-Luc Lecchini a été transporté à l'hôpital de Pontchaillou. Il en est ressorti dans l'après-midi. Son état n'inspire aucune inquiétude.
Quelle explication ? « Jean-Luc a été victime d'une coupure de moteur au décollage, explique Daniel Allereau, chef pilote et instructeur à l'Aéro-club de Rennes. Une seule solution dans un tel cas : mettre l'avion en position descente et le diriger vers une zone favorable à un atterrissage forcé. Mais vous n'avez qu'une ou deux secondes pour prendre la décision. » L'expérience du pilote l'a-t-elle aidé à mieux diriger son appareil ? Au mieux, l'avion est quand même tombé de quelques dizaines de mètres.
Les pompiers présents en permanence à l'aéroport de Rennes sont intervenus les premiers. L'avion a ensuite été enlevé et remorqué jusqu'aux hangars de la Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA). « Nous allons entendre le pilote et tenter de déterminer la cause de cette panne de moteur », conclut le major Bailbled, commandant de la BGTA.
Michel TANNEAU.
Ouest-France