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Une dizaine de nouveaux ingénieurs ont reçu leur diplôme. Le Cnam a ainsi remis leurs diplômes à une dizaine d'ingénieurs nouvellement diplômés grâce à l'enseignement de cet établissement. Un diplôme qui vient couronner souvent plusieurs années d'effort.
« C'est vrai que ce n'est pas facile de se faire violence pour aller aux cours du soir et du samedi matin, surtout à partir de Pâques, quand le soleil revient », témoigne Alain, 46 ans. Entré au Cnam en 1997, il est un bon exemple de cette promotion sociale prônée par cette institution. « Au départ, j'étais technicien de production au niveau bac + 2, poursuit-il. Il n'y avait guère de possibilités pour évoluer en interne par le biais de l'ancienneté. » Au début, Alain ne pensait pas aller aussi loin : « Mais j'ai continué et, à un certain moment, je me suis dit que je pourrais devenir ingénieur, finalement. »
Si la Cnam peut être un moyen de promotion sociale, il est aussi parfois une forme d'assurance face à l'avenir. Géraldine, fonctionnaire dans l'administration de l'Education nationale a décroché son diplôme d'ingénieur informatique avec la mention Très bien. Pourtant « ce diplôme ne m'apporte strictement rien au niveau professionnel, si ce n'est le droit de me présenter à certains concours », reconnaît-elle. C'est une certaine crainte de l'avenir qui a guidé sa décision de décrocher ce diplôme : « On se rend de plus en plus compte qu'on ne sait pas vraiment à quelle sauce on va être mangé. S'il faut s'adapter, il est préférable d'avoir un bon diplôme. »
Fondé en 1794, le Cnam a depuis le début une vocation de vulgarisation de la culture scientifique. Sa devise en latin rappelle d'ailleurs cette mission : Omnes docet ubique « Enseigner à tous en tous lieux ».