Spécial Stade Rennais
Quartier d'été
Tombées de la Nuit
Spécial été 2008 !
Biennale d'art contemporain
La fête de la musique est-elle devenue une grande cuite organisée ?
Votre avis sur la biennale d'art contemporain ?
Jusqu'à l'été, seulement deux piscines ouvertes à Rennes pour tous les nageurs
Les Tombées de la nuit
Avis de recherche !
- Galeries photos -
Webcam




José Nédélec surplombant, hier après-midi, les quatre scènes, en forme d'hermine géante. La pelouse, elle, sera recouverte d'un voile blanc, d'ici samedi. « J'en avais marre de poser mes boîtes de son sur des barrières de police ! » José Nédélec a connu le temps des pionniers, du système D. Celui de la fin des années 1970, quand, lui, l'ingénieur du son du violoniste Didier Lockwood, décide, à Lorient, de faire évoluer la technique du festival interceltique.
Aujourd'hui, à Rennes, il fait poser 86 enceintes au niveau des tribunes du stade, une trentaine d'autres sur la pelouse. Il supervise l'installation de 161 projecteurs articulés, suspendus à 350 mètres de ponts d'éclairage, eux-mêmes fixés à 36 mètres du sol, sous le toit des tribunes. Les câbles - une bonne quinzaine de kilomètres - courent partout, tandis que, sur la pelouse, quatre scènes, en forme d'hermine géante de 65 mètres de long, sont déjà en place.
Nous ne sommes que mardi. Le chantier a, en fait, démarré, la semaine précédente. Un chantier propre, impressionnant de calme, de rigueur. José Nédélec, lui-même, veille au grain, ne badine pas avec le règlement, jusqu'au port du casque absolument obligatoire, à proximité des tribunes. « Le spectacle, ce n'est plus comme autrefois, sourit-il, quand tout le monde faisait un peu n'importe quoi. »
360 degrés, comme à Nantes et Bercy
Grand manitou de la technique, José Nédélec est partout : à Lorient, au festival, dans les stades de France et de Navarre, où la société Interceltique 3C exporte le savoir-faire lorientais. Jusque sur les quais de Brest 2008 où, en juillet, il assurera aussi la direction technique. « Le stade de Rennes est un lieu assez facile, plutôt bien équipé, » confie-t-il, fort de sa première expérience de l'an dernier. Et la gestion du son dans un lieu aussi démesuré, dédié au sport et non à la musique ? « Ce n'est effectivement pas simple d'éviter que les cornemuses n'écrasent la harpe ou le filet de voix du chanteur dans cette vaste caisse de résonance en forme d'entonnoir. »
Les techniciens de l'Interceltique sont rompus à ce genre de défi. Le jour J, ils seront une centaine à être mobilisés, sur la pelouse ou derrière une console dans l'une des régies, éparpillées dans le stade. « Le plus dur, en fait, est de faire comprendre aux artistes qu'ils ne jouent pas sur une scène frontale, mais à 360 degrés, » explique José Nédélec. Il n'y a qu'à Nantes, à la Beaujoire, et à Bercy, où le public fait le tour complet des scènes. « D'où, l'utilisation massive de micros HF. Pour Carlos Nunez, habitué aux tournées internationales, ça ne pose pas de problème. Pour d'autres, bouger constamment sur scène est moins évident. » D'autant qu'une seule et unique répétition est prévue, la veille.
Benoit LE BRETON.
Pratique. 2e Nuit interceltique, samedi, de 22 h à 1 h, au stade de la route de Lorient. Avec Carlos Nunez, Denez Prigent, le bagad Brieg, celui de Lann-Bihoué, les Red Hot Chilli « Pipers »... Tarifs : de 12 € à 56 €. Rens. au 0820 00 00 35.