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De nombreux automobilistes ont dû se soumettre au dépistage de l'alcoolémie. Des contrôles avaient lieu sur les axes secondaires comme ici entre Laillé et Orgères. Impossible de ne pas croiser du bleu, hier, sur les routes d'Ille-et-Vilaine. La gendarmerie avait mis en place un impressionnant dispositif, avec l'appui d'un hélicoptère, pour ce deuxième week-end de transhumance du mois de mai. Qu'ils empruntent la Nantes-Rennes, la route de Saint-Malo ou l'autoroute 84, les automobilistes étaient sous surveillance. Les axes secondaires n'ont pas été épargnés.
Hier en fin de journée, le capitaine Bastien Ozenda, commandant de l'escadron de sécurité routière (EDSR), tire un premier bilan de cette vaste opération. En cinq jours, les radars embarqués ont flashé 2 656 conducteurs en excès de vitesse. L'amende arrivera à leur domicile d'ici à quelques jours. Les motards ont intercepté 206 automobilistes pour leur remettre directement un PV. Enfin, un conducteur, roulant à plus de 170 km/h, a dû laisser son permis de conduire aux gendarmes...
A ces chiffres, il convient encore d'ajouter les infractions enregistrées par les 22 radars automatiques fixes installés en Ille-et-Vilaine.
83 alcoolémies positives
Autre priorité du week-end : la traque des conducteurs en état d'ivresse. « Dans le département, un quart des accidents mortels est imputable à l'alcool », s'inquiète la préfecture dans son dernier bilan. Ainsi, sur le bord des routes, 83 alcoolémies positives ont été relevées, en matinée comme en pleine journée.
Trente-trois personnes avaient plus de 0,8 mg d'alcool par litre d'air expiré, et ont fait l'objet d'une suspension de leur permis. « L'alcoolémie au volant ne faiblit pas. Elle se radicalise même avec des taux importants. Comme pour la vitesse, on observe de plus en plus de rétention immédiate », déplore le capitaine Ozenda.
Autre phénomène préoccupant pour ce spécialiste de la route : l'augmentation des conduites sans permis et sous l'emprise de stupéfiants. « Nous avons eu dix rétentions, et pas seulement pour du cannabis au volant. Des automobilistes conduisaient sous l'effet de l'ecstasy, du LSD ou de la cocaïne. » Dans ce cas, les permis sont suspendus durant soixante-douze heures, en attendant le résultat des analyses toxicologiques.
Le bilan statistique du week-end du 8 Mai comme celui du 1er Mai demeure « élevé et inquiétant », selon le patron de l'EDSR.
Prochain gros week-end en vue : celui des premiers départs d'été. D'ici là, promettent les gendarmes, les routes resteront sous surveillance.
Nathalie FLOCHLAY.