Spécial Stade Rennais
Le Roi Arthur aux Champs Libres
Interdiction de fumer, baisse du pouvoir d'achat... Allez-vous encore au bistrot ?
Votre avis sur la future esplanade de Gaulle ?
L'immobilier à Rennes
Mécontents ou satisfaits des transports en commun ?
Trust
Francis Cabrel
Laurent Gerra
Le Grand soufflet
Vos photos du Stade Rennais !
- Galeries photos -
Co-voiturage









Ce projet sur cinq ans est maintenant vraiment engagé : douze rencontres de parents et six rencontres d'enseignants se sont déjà déroulées, comme cela a été rappelé, récemment, lors d'une rencontre au siège d'ATD Quart-Monde. « Ce projet se fonde d'abord sur l'expérience d'ATD Quart-monde aux côtés des familles en grande pauvreté : le voeu le plus cher des parents est que leurs enfants ne connaissent pas la même misère » indique Bruno Masurel.
« Pour apprendre, les enfants ont besoin de sentir qu'il n'y a pas un fossé trop grand entre leur vie familiale et l'école. Ils ont besoin de sentir que l'école respecte vraiment leur milieu. De son côté, l'école a besoin des parents pour comprendre la vie des enfants et les ouvrir à un monde qui leur paraît parfois hostile » ajoute le permanent d'ATD Quart-monde.
L'affaire de plusieurs partenaires
Ce projet s'est construit progressivement, en dialogue avec tous les membres d'un groupe : Familles-école-grande pauvreté. « Ce groupe n'est pas issu du seul mouvement ATD Quart-monde. Il comprend aussi un universitaire, un représentant de l'IUFM, un représentant du Rectorat, un représentant de la FCPE, et des enseignants » précise Bruno Masurel.
En 2004, un outil de formation a été créé (Familles école grande pauvreté : dénouer les noeuds d'incompréhension).
Il s'agit d'un cédérom, diffusé par le centre régional de documentation pédagogique (CRDP).
En 2005, Vianneyte Roux, directrice de l'école élémentaire Trégain, a rejoint le groupe. « Elle nous a invités à participer à des rencontres pour chercher comment faire vivre l'espace-parents de son école, une école qui reçoit beaucoup d'enfants venant de familles défavorisées du quartier ».
Le groupe Familles-école-grande pauvreté a permis aussi la rencontre de chercheurs, notamment un sociologue, Pierre Périer, de l'Université Rennes 2 : « Il a travaillé sur les relations entre les familles populaires et l'école. Il parle d'un « différend » qui empêche les parents d'être partenaires des établissements scolaires, car le mode de partenariat est imposé par l'institution, sans tenir compte de la culture et des attentes de ces familles. »
Au moins cinq ans
« Nous pensons qu'il faudra au moins 5 ans pour changer les relations entre les familles les plus pauvres (quelques-unes) et l'école. Nous avons pris un an pour expliquer ce projet à tous les partenaires du quartier » souligne Bruno Masurel.
Cinq partenaires se sont associés au projet par une convention : l'IUFM, pour améliorer la formation des enseignants, la Ville de Rennes, la FCPE, « très intéressée, pour voir comment animer une association de parents qui intègre des parents défavorisés », l'Université et l'Inspection académique.
« La convention avec les partenaires est en cours de signature, cet été. Et trois des partenaires participent au financement ou s'apprêtent à le faire : la Caisse des écoles de la Ville, le réseau d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents (REAAP) et le Contrat urbain de cohésion sociale ». Le coût total du projet est estimé à 120 000 € répartis sur cinq ans. Enfin, un double dispositif d'évaluation a été prévu, l'un mis en oeuvre par l'Université et animé par Pierre Périer. L'autre est un dispositif interne, mené à travers les comptes rendus, transcriptions de réunions et les étapes d'évaluation qui ont été prévues, à mi-parcours et en fin de projet.
Recueilli par
Édouard MARET.