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Une période stressante pour ce père de famille de 6 enfants (de 6 mois à 9 ans) et embauché à Thomson depuis 1997. Difficile de partir en vacances ou de faire des plans sur la comète quand l'ANPE guette au bout de la boîte aux lettres.
« Depuis le début de l'année, Thomson a procédé à plusieurs licenciements individuels. Une demi-douzaine et d'autres sont en cours. C'est peut-être plus facile de travailler au cas par cas pour éviter de provoquer un mouvement », explique-t-il. Sur le motif de son licenciement. « Une relation difficile avec un nouveau responsable de service arrivé en octobre 2006. L'une des premières choses qu'elle m'a dite, c'est qu'elle avait horreur des erreurs de castings. Je pense qu'elle a fait de moi un mouton noir pour servir d'exemple aux autres. »
Il n'en dira pas plus mais montre du doigt « un management par la terreur ». Quant aux motifs d'insuffisance, il les conteste évidemment. « Mes évaluations étaient correctes et, d'un seul coup, ça n'allait plus. » Est-ce que le fait qu'il soit syndiqué (à la CFDT) a joué ? La question est ouverte. Mais la procédure de licenciement a soulevé l'indignation d'une partie du personnel qui a décidé de le soutenir par des débrayages.
Maintenant, Jean-Marie continue d'attendre et essaye de garder espoir. « Théoriquement, ils ont un mois maximum pour m'envoyer la lettre. » C'est long.
S. N.