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La charge de Gwenaëlle Hamon, adjointe à l'éducation et jeunesse, contre Nicolas Sarkozy et son gouvernement pour leur politique en direction de l'école, n'est pas restée sans réponse.
Pour l'opposition, Doris Madingou a regretté que la majorité « force le trait sur les suppressions de postes. Ce que vous présentez comme des retraits n'étaient, en réalité, pas pourvus. Il s'agit de la classe d'initiation à Louise-Michel et du psychologue à Guyenne. Vous laissez croire qu'il y a une politique délibérée de l'État pour pénaliser des élèves les plus en difficulté. Or, précisément, chacun sait que les propositions présentées par le ministre de l'Éducation vont, au contraire, de manière décisive, dans le sens d'un soutien à ces élèves. »
Pour Doris Madingou, le rapport présenté par l'adjointe à l'éducation dit « peu de chose sur les créations de postes. Pourtant, il y a un certain nombre : onze au total. Avoir des priorités, c'est aussi faire des choix. Il serait paradoxal de ne donner un avis favorable que pour les priorités qui conduisent à des créations de postes et de refuser toutes les conséquences de ces choix dès qu'elles conduisent à des suppressions. »
Le groupe Union pour Rennes Capitale estime que « Rennes doit être une ville de l'ambition éducative et de la réussite. Mais cette ambition doit tenir compte des réalités. Cela exige un partenariat et non une défiance vis-à-vis de l'Éducation nationale. Il y a, certes, des demandes insatisfaites. Ces attentes s'expriment, mais la réponse doit-elle être uniquement une réponse en terme d'effectif ? Nous savons tous que non. Il faut avoir le courage de la dire. »
Pour l'opposition, il y a des paramètres à prendre en compte comme « la baisse structurelle démographique scolaire régulière à Rennes. La ville a perdu près de 4000 familles entre 2000 et 2006. Avec de telles évolutions, on n'est pas nécessairement en position de force pour obtenir des créations de postes. »
Doris Madingou rappelle, également, que « la situation budgétaire nationale n'est pas favorable. L'État est endetté. Le gouvernement a pris le parti de ne pas laisser empirer la situation. »
L'opposition a voté contre l'avis proposé par le conseil municipal, alors que l'autre groupe MoDem, conduit par Caroline Ollivro, a voté pour.
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