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Durant toute la journée, des groupes de collégiens de troisième ont visité le chantier de la caserne Mac Mahon. Casque bleu vissé sur la tête, Simon, 15 ans, regarde attentivement un plâtrier à l'oeuvre. Et d'où lui vient cette passion pour le bâtiment ? « Mon père est chauffagiste. C'est un métier intéressant et il y a du travail. » Juste à côté de lui, Thomas, 14 ans. Beaucoup moins enthousiaste. « C'est sympa de visiter un chantier mais je ne me vois pas bosser dans le bâtiment plus tard. Travailler dehors, sous la pluie... Moi je veux plutôt être commercial. »
Idem pour Sophie, elle aussi 14 ans. Elle est intriguée par un ouvrier perché sur des échasses en train de coller des bandes de renfort sur un plafond. « Ce ne sont pas des métiers pour les filles. » Même réflexion de Léna.
« C'est sûr que c'est intéressant de voir comment on construit un bâtiment. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut visiter un chantier de construction. Mais ce ne sont pas des métiers qui m'intéressent. »
Images anciennes
Bref, beaucoup de préjugés pour ces collégiens de Rennes et des communes périphériques. Ils répondaient à une invitation de la fédération française du bâtiment sur le thème « les coulisses du bâtiment ». « C'est la sixième édition de cette manifestation », explique Philippe Lelièvre, secrétaire adjoint de fédération française du bâtiment d'Ille-et-Vilaine.
« Nous avons invité 700 collégiens. Une visite d'une heure encadrée par des compagnons qui leur expliquent leur parcours et les différents métiers que l'on trouve sur un chantier. » Une action pédagogique pour mieux faire connaître ce secteur d'activité en manque chronique de main-d'oeuvre.
« Nous souffrons toujours d'une image qui ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui. Notamment celle de la pénibilité. »
Un travail de longue haleine à entendre les commentaires des collégiens. Difficile d'en trouver un qui semble séduit par le bâtiment : eux évoquent la poussière, des conditions de travail difficiles, des maigres salaires, la dangerosité... Quant aux filles, elles ne s'y voient même pas en rêve alors que la filière leur offre des débouchés plus qu'intéressant. Ce n'est pas gagné !