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Christophe Leclerc, propriétaire de la Licorne, souhaite donner une nouvelle orientation à l'établissement. « Si j'ai acheté l'établissement, c'était d'avantage pour l'emplacement et non pour le type de restauration. D'ici cinq à six ans, je pense donner une nouvelle orientation. Cela sera sans doute une belle brasserie parisienne. » Pour Christophe Leclerc, 37 ans, nouveau propriétaire du restaurant « La Licorne », anciennement « Taverne de Maître Kanter », l'acquisition du célèbre établissement situé rue de l'Alma sonne comme un « nouveau challenge ».
Propriétaire de cinq autres restaurants, à Dinan et Saint-Malo, Christophe Leclerc, directeur depuis onze ans de la société SFL qui régente ces adresses, a saisi l'opportunité de tenir son premier établissement à Rennes en achetant la « Taverne ».
« Tirer vers le haut »
Spécialisé dans les choucroutes et les poissons, le nouveau propriétaire souhaite donc donner un nouveau souffle à son enseigne en abandonnant l'ambiance actuelle de la taverne alsacienne. La raison de ce changement est également économique. « Dans mon restaurant de Saint-Malo, le ticket moyen est entre 35 et 40 €. Ici, c'est moins élevé. L'objectif est de tirer vers le haut », explique-t-il en précisant que l'établissement possède un gros potentiel. « Il y a le cinéma et les Champs Libre juste à côté. Des travaux ont été faits dernièrement... »
Des remaniements, la « Taverne » en a déjà connu un majeur en changeant de nom. Aujourd'hui « La Licorne », cette nouvelle appellation est le résultat du changement de groupe. « Aujourd'hui, nous faisons partie des Relais d'Alsace. C'est un groupement qui réunit une trentaine d'établissements en France. Il s'agit essentiellement de gros emplacements », éclaircit Christophe Leclerc pour qui l'appartenance aux Relais d'Alsace offre « plus de liberté, moins d'obligation et peu de contraintes ».
En attendant le changement de restauration, le nouveau directeur a déjà fait appel à un nouveau chef. « Jean-Baptiste Adam, qui était avant au Piano Blanc à Rennes, nous a rejoint. Ce changement était indispensable. Nous sommes dans un nouvel épisode. » Pour l'épauler, près d'une cinquantaine d'employés compose l'effectif qui a également connu un remaniement partiel. « J'ai fait venir des salariés de mes autres restaurants. Ils tournent entre les établissements du groupe », précise-t-il en ajoutant que « la mayonnaise commence à prendre » à la Licorne.
Julien MARCHAND.