Édition du jeudi 19 juin 2008
Guy Lacombe : « C'est dommage pour le Stade Rennais »
Guy Lacombe, votre sentiment après le départ d'Etienne Didot ?
C'est dommage. Pour lui et pour le Stade Rennais. Dès janvier, il avait manifesté son envie de quitter le club. À ce moment, nous lui avions fait comprendre que nous comptions sur lui. Malheureusement, nous n'avons pas pu le dissuader de partir.
S'il l'a fait, c'est parce qu'il avait perdu sa place de titulaire, lors de votre arrivée...
C'est faux. Et je n'aime pas ce terme : « perdre sa place ». Pour moi, il n'y a pas de titulaires, pas de remplaçants. Seulement des joueurs, unis derrière un projet. À mon arrivée, on a voulu me diaboliser sur ce cas. J'avais au départ un a priori très positif. Mais Etienne est resté longtemps blessé. À son retour, je l'ai aligné plusieurs fois d'entrée, il portait même le brassard de capitaine. J'ai essayé de le remettre dans le coup. Mais sur les rencontres suivantes, il n'a pas été à son meilleur niveau. Ensuite, il a mal assumé ce statut de remplaçant.
Vous l'auriez inclu dans votre projet pour la saison à venir ?
Il aurait fait partie des 15-20 joueurs sur lesquels on compte. Je l'aurais eu pour démarrer la saison prochaine, j'aurais été ravi. S'il avait vraiment voulu revenir, il aurait pu. Nous en avions beaucoup discuté. Je lui avais dit : « Grâce à cette concurrence, tu vas grandir. » Il n'a pas voulu. Je ne regrette pas grand-chose, si ce n'est la façon dont son départ s'est passé.
C'est tout de même un symbole du club qui s'en va...
C'est vrai, c'est un vrai Breton. Mais il n'est pas le seul. Dans un club ambitieux comme Rennes, je pense que plus il y a de Bretons talentueux, mieux c'est. Honnêtement, je pensais qu'Etienne changerait d'avis et resterait avec nous. Mais quand un joueur manifeste une telle envie de partir, que voulez-vous ? L'entraîneur ne peut rien faire.
Son départ ne risque pas de perturber le reste du groupe ?
Depuis le mois de janvier, il avait changé. Il était un peu éteint. Aujourd'hui, je lui souhaite bonne chance dans son nouveau club.
Recueilli par J. L.
Ouest-France