Défense : plus de 3 000 personnels dans l'attente
Une pluie de décorations, il y a moins d'un an, au Celar, pour les personnels civils. : Archives Ouest-France
Impossible de chiffrer ce que seront les conséquences des restructurations que va annoncer, ce jeudi matin, François Fillon.
Une chose est certaine, la garnison de Rennes n'y échappera pas. Mais dans quelle mesure ? Faute de pouvoir lire dans une boule de cristal, ce à quoi, çà et là, l'on s'acharne depuis des mois, un état des lieux, doigt mouillé, pourrait peut-être, permettre d'avancer quelques hypothèses. Voyons voir...
Rennes
L'état-major de la RTNO (région terre nord-ouest) compte environ 400 personnels, dont quelque 200 civils. Les restructurations y sont déjà programmées et, même, engagées avec Rennes Métropole Terre dont la base interarmées de défense (expérimentale) va prendre le relais, le 1er janvier 2009. Tout cela pour quelle « soustraction-mutualisation » ?
Le centre territorial d'administration et de comptabilité (CTAC) emploie 226 personnels, dont 200 civils, appelés à disparaître du quartier Foch en juillet 2010. L'annonce leur en a été faite, il y a quelques mois. Par ailleurs, divers services implantés dans le quartier vont évoluer : le bureau du service national et le centre d'information et de recrutement de l'armée de terre, dont la réforme est déjà engagée. Il doit fusionner au sein d'un CIRFA (Centre d'information et de recrutement des Forces armées) avec l'armée de l'air et la marine.
La direction interdépartementale des anciens combattants (Diac) est aussi menacée. Elle emploie 41 personnels dont 40 civils. Installée, boulevard de la Liberté, elle est subdivisée en deux secteurs : service de pensions et appareillage. La réduction est en cours. Le service de la restauration : 357 personnels (dont 193 civils), dont on parle d'en faire passer 50 % vers le privé. Enfin, Euro-Shelter (ex-Giat Industries) va voir son effectif passer de 55 civils à 18, d'ici à mars 2009.
Saint-Jacques-de-la-Lande
Les 2e GLCAT et 1er GSLCAT (groupe logistique et de soutien logistique du commissariat de l'armée de terre) avec 208 personnels dont 88 civils, fait l'objet d'une restructuration engagée depuis 2004. Le 16e GA, auquel sera attachée la future base de défense, compte 600 personnels dont 250 civils. Là, peut-être plus qu'ailleurs, on ne sait comment les cartes seront redistribuées. Sans parler pas du départ de l'unique escadrille d'aviation de l'armée de terre basée non loin de l'aéroport.
Bruz
La 12e BSMat (base de soutien du matériel) emploie 188 dont 150 civils. On la dit condamnée. Quant au 2e Rmat, le régiment du matériel, auquel la BSMat est adossée, il vient d'accueillir un nouveau chef de corps. Ce régiment est éclaté à Bruz (540 militaires, 160 civils), Vannes, Coëtquidan, Angers et Salbris, dans le centre de la France. Le Celar (Centre d'électronique de l'armement), lui, compte 730 salariés dont 630 civils. On prédit que cette structure serait la grande gagnante puisque l'on parie sur l'arrivée d'une partie de l'effectif du LRBA (Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques) de Vernon, dans l'Eure.
Cesson-Sévigné
L'école supérieure et d'application des transmissions paraît sereine. L'Esat emploie 449 militaires et 161 civils. Une petite partie est basée au 42e régiment de transmissions de Laval.
Ouest-France