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Côté emballages, les fabricants de cosmétiques biologiques ont fait de gros efforts pour attirer une nouvelle clientèle. : Ouest-France« J'ai les mains très sèches et je recherche un produit naturel, car j'allaite mon bébé de 5 mois, qui suce parfois mes doigts. Que me conseillez-vous ? » Une demande presque banale pour Alissa Moraux, gérante de la boutique « Ô Bien-être », rue du Vau Saint-Germain. Sa spécialité ? Les cosmétiques biologiques. Crème de soin, masque, dentifrice, shampoing, gel douche... et même rouge à lèvre, mascara et crème solaire. Tout se décline en bio.
Qui achète ces cosmétiques ? Principalement des femmes, même si les hommes ont leurs propres gammes. Selon Alissa Moraux « ces femmes de tous âges recherchent des produits de qualité, 100 % naturels, sans parabens (conservateurs), ni dérivés du pétrole, ni colorants chimiques. » Des ingrédients qui peuvent entraîner des démangeaisons, allergies, voire des maladies de peaux.
Coup de jeune dans le look
Il y a environ deux ans, une nouvelle clientèle est apparue à la suite d'émissions télé et d'articles de presse qui ont analysé les composants. « Le livre de la journaliste allemande Rita Stiens a aussi fait beaucoup de bruit », relève Béatrice Le Scanff, salariée du magasin Biocoop Scarabée, boulevard Voltaire. La vérité sur les cosmétiques (Leduc. S Éditions) décortique les formules obscures des étiquettes et épingle les ingrédients nocifs. « Certains sont même utilisés par des marques classiques haut de gamme. »
Les cosmétiques bio, certifiés après contrôles (lire ci-dessous), occupent des rayons de plus en plus étoffés. Et fini les flacons moches aux étiquettes tristounettes qui ressemblaient à des produits d'entretien. « Les fabricants font de gros efforts sur les emballages, avec des couleurs flashy, plus proches des cosmétiques classiques », analyse Béatrice Le Scanff.
Pour toutes les bourses
On trouve aussi des masques au chocolat ou des gommages au café ! Certains composants sont même devenus stars, comme le savon d'Alep, le rassoul (sorte d'argile) ou l'huile d'argan, une huile très fine produite au Maroc, riche en vitamine E, aux vertus dites régénérantes. « C'est une huile très bonne. Mais il faut se méfier des crèmes où elle est mise en avant, alors qu'elle ne constitue que 1 % de la composition », prévient Béatrice Le Scanff.
Et côté prix ? Les produits bio sont plus chers que les cosmétiques de supermarché, mais plus abordables que ceux des grandes marques en parfumerie. « Ce sont les mêmes prix qu'en parapharmacie, résume Alissa Moraux. On trouve par exemple des crèmes visage à 7 € dans la marque allemande Lavera. » Côté fabricants, nos voisins germaniques (Weleda, Logona, Dr Hauschka, Lavera...) ont une longueur d'avance, mais les marques françaises leur emboîtent le pas.
Laetitia HÉLARY.
Pratique. Du 1er au 3 février, le salon bio et bien-être Respire se tient au Parc des expositions. Il rassemble 160 professionnels régionaux et nationaux de l'alimentation, du vin, de l'habitat, du bien être, de l'artisanat et du commerce équitable. Vendredi de 10 h à 22 h, samedi et dimanche de 10 h à 19 h. Tarifs : 4 € et gratuit pour les moins de 12 ans.