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Jean-Marc Scheich cultive une vraie passion pour le pilotage et affectionne l'ULM. Qui dit ULM dit, souvent, aile delta. Cela est si vrai que l'image évoque les voyages-reportages de Nicolas Hulot, le nez au vent, dans Ushuaia. Mais l'ULM, ça peut aussi ressembler à un avion. Beaucoup ressembler, même !
Jean-Marc Scheich est pilote. À la faveur de ses moments de loisirs, ce quadra s'adonne à sa passion. « Je suis un promoteur de l'ULM. Vous avez raison, le public s'en fait une autre idée. Mais cet ULM-là date d'une trentaine d'années » concède Jean-Marc Scheich.
Le Guépard 912 que pilote Jean-Marc n'est donc pas un avion. « Ce qui est avion, dit-il, n'est pas ULM car un avion doit faire l'objet d'une certification spécifique. Et toute modification pratiquée sur un avion doit faire l'objet d'une nouvelle certification. Sur un ULM, on n'a pas besoin de faire tout ce chemin. »
Un seul parachute !
A 150 km/h au-dessus du plancher des vaches, Jean-Marc ne peut embarquer avec lui qu'un seul passager. L'oiseau doit rester léger ! Plus léger que le plus petit des avions... « Un maximum de 450 kg sans parachute et 472,5 kg avec le parachute. »
Un parachute pour deux ? « Non ! Pour un ! » lance l'aviateur. « Le parachute est celui de l'ULM. Il est placé dans le cockpit. Les parachutes sont apparus sur ce type d'aéronef car ce sont des poids légers. Les tests ont, d'ailleurs, conduit les constructeurs d'avions à développer la pose de parachutes sur avion. Et les grandes compagnies mondiales s'interrogent sur la manière de doter de parachutes des avions de ligne. »
Fous volants ?
Le vol en ULM se différencie du vol en avion : « Le pilotage est différent. En ULM, on dispose d'une plus grande liberté. J'ouvre les portes en vol, par exemple. On se pose pratiquement comme l'on veut. Les bases ULM sont nombreuses en Bretagne »
Jean-Marc précise, toutefois, que la pratique de l'ULM à Rennes se situe dans le cadre d'un protocole expérimental. les grands aéroports n'autorisent pas les ULM à se poser. « Nous ne perdons pas pour autant la liberté du ciel mais elle n'existe pas partout. Les pilotes d'ULM apprécient même car cette restriction car cela leur permet de gommer cette image de fous volants ! »
« L'aéro-club dispose d'une autorisation de reconduction depuis juin 2006. nous espérons que, fin 2008, nous obtiendrons une habilitation définitive » précise Guy Grangeré, le président de l'aéro-club.
Un coût, une formation
Un ULM moderne atteint 100 000 € voire plus. Une somme qui n'est pas à la portée de toutes les bourses. À Rennes, l'heure de vol revient à 65 €. Dans le cadre de l'école de pilotage, le candidat pilote reçoit un enseignement théorique gratuit, du même niveau que l'enseignement au pilotage d'avion, dès l'âge de 16 ans. La double commande (avec un instructeur) est gratuite. Et il faut compter environ 40 heures de cours avant d'obtenir le brevet.
Édouard MARET.
Pratique. 9 avenue Joseph-Lebrix, aérodrome de Rennes, 35 136 Saint-Jacques de-la-Lande (02 99 31 91 81) ou acriv@wanadoo.fr
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