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Hier, le général Louis Dubourdieu et le préfet Jean Daubigny ont annoncé qu'ils voulaient tout faire pour soutenir les personnels et réussir les restructurations. En effet, le commandant de région a confirmé la disparition, pour 2011, du CTAC de Rennes (moins 217 personnels dont 193 civils) de la 12e BSMat, à Bruz, après 2010 (moins 171 dont 20 militaires et 151 civils). Il a également cité d'autres pertes qui toucheront les deux catégories de personnels, à la direction interrégionale du Service national (moins 19 dont 12 militaires) pour 2011. Et puis, bien sûr, le départ de Saint-Jacques-de-la-Lande du Commissariat de l'armée de terre (GLCAT et GSLCAT) qui compte 361 personnels (267 militaires et 94 civils).
46 postes de moins
Mais la garnison de Rennes va voir le 2e RMat de Bruz gagner 276 personnels (142 militaires et 134 civils) après 2011. Bruz où le Celar va prendre du poids également. L'effectif du centre d'électronique de l'armement va passer de 730 (dont 630 civils) à 850 personnels après 2013.
Bien sûr, le 11e RAMa est maintenu à Saint-Aubin-du-Cormier. Il va, même, recevoir 100 militaires avec la création d'une nouvelle batterie d'artillerie entre 2009 et 2010. L'école supérieure et d'application des transmissions (Esat) va voir revenir à Cesson-Sévigné son détachement (39 militaires et 10 civils) implanté au sein du 42e régiment de transmissions dissous à Laval.
Le 16e groupe d'artillerie (Saint-Jacques-de-la-Lande) ainsi que l'état-major de la RTNO sont, eux, déjà engagé dans la chaîne des restructurations liées à l'expérimentation de la base interarmées de défense de Rennes (janvier 2009).
Au total, la garnison accueillera 781 nouveaux personnels et en perdra 827. « Nous mesurons cette réalité. Derrière ces chiffres, il y a des hommes et des femmes », ont observé le général et le préfet de région, Jean Daubigny.
18 mois pour agir
Le préfet, tout comme le général Dubourdieu, a fortement insisté sur les mesures d'accompagnement social « qui seront adaptées ». Le patron de la région s'est engagé à faire en sorte que « les personnels civil ou militaire puissent recevoir les réponses qu'ils attendent de la cellule d'écoute » mise en place depuis peu (Ouest-France du 23 juillet).
Pour sa part, Jean Daubigny a annoncé qu'il veillera à l'activation des plans locaux de redynamisation (dispositif qui s'applique là où se produisent des mouvements de plus de 50 personnes). « Par ailleurs, j'ai pris contact avec les maires et je vais leur proposer de constituer un comité de site pour dresser le diagnostic et imaginer des projets avec tous les partenaires. Nous avons 18 mois devant nous. »
« Enfin, a conclu le préfet, soucieux du devenir des personnels, j'ai demandé au secrétaire général de la préfecture d'être le référent pour les communes. Le travail se fera en lien avec le délégué régional au redéploiement industriel et aux restructurations de défense. »
Édouard MARET.