Spécial Stade Rennais
Découvrez le nouveau Multiplexe Gaumont
Gagnez des chèques cadeaux Ikea de 1000 € !
Les Rencontres du sport 2008
Le Roi Arthur aux Champs Libres
Ikea a ouvert ses portes le 5 novembre
Illuminations de Noël : gaspillage ou rêve indispensable ?
Que faire du couvent des Jacobins ?
Votre avis sur la future esplanade de Gaulle ?
Le soldat rose
- Galeries photos -
Webcam













Hier à Saint-Jacques, Muriel Mélin et Emma Rambault, doctorantes en archéologie parleront encore de leur métier mercredi prochain aux Champs Libres. Même émotion pour Muriel Mélin, en Bourgogne, devant une tombe néolithique. « Un squelette intact, avec deux pendeloques assorties de perles d'une roche verte d'une couleur exceptionnelle. Il avait sous son humérus, un prisme en cristal de roche. » Quand le coup de truelle permet une telle découverte « c'est énorme ! » Ce n'est pas seulement l'objet qui émerveille « mais aussi toute la compréhension qui l'entoure ».
Une jolie prise fait oublier les fouilles par n'importe quel temps, le travail parfois physique avec pioches, pelles, brouettes. « Il ne faut pas avoir peur de se salir ! » Et puis, ce n'est pas toujours comme à la télévision « on fouille, on trouve », l'archéologue rentre parfois bredouille. « Des fois c'est trois semaines à gratter la terre pour rien. En Asie, le commerce d'antiquités est très développé. On intervient parfois, malheureusement, sur des sites pillés avant notre arrivée. »
Livres et microscopes
Les deux chercheuses se sont retrouvées dans le même laboratoire de recherche « civilisations atlantiques et archéosciences » de l'université Rennes 1 (UMR 65-66) autour une passion commune pour l'âge de bronze, 2e siècle avant JC en Europe, 1 500 ans avant JC en Asie du sud-est. « C'est l'affinité avec la matière. Avec le métal, c'est l'acquisition de la technique, toute la société qui change avec une organisation en villages, la chefferie, une hiérarchie qui s'instaure, une profonde mutation dans la société. C'est une période charnière mais encore mal connue. »
L'archéologie, ce n'est pas Obelix et son menhir, ni seulement les dinosaures et les trésors égyptiens. Et les fouilles sur le terrain ne sont qu'une partie du métier. « Nous passons beaucoup de temps dans les livres. Et une fois que l'on a trouvé les objets on les étudie avec des microscopes, des machines très sophistiquées. Notre but est de les faire parler par n'importe quel moyen. »
L'archéologie flirte avec d'autres disciplines.
L'étude des pollens permet de mieux connaître l'environnement de l'époque, celle des os de savoir ce que consommaient les hommes, découvrir leurs carences alimentaires, leurs pathologies, leurs habitudes de travail... « C'est aussi l'un des avantages de l'archéologie, c'est le travail collectif, sur le terrain lors des fouilles, mais aussi avec d'autres chercheurs. »
Agnès LE MORVAN.
Le 3e festival des sciences se tiendra jusqu'au 12 octobre. 71 chercheurs ont répondu à l'invitation de l'Espace des Sciences qui organise l'événement avec la communauté d'agglo. Ces scientifiques présenteront leurs travaux de façon accessible au grand public. Renseignements à l'Espace des Sciences, Les Champs Libres, 10 cours des Alliés, à Rennes. www.espace-sciences.org