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Glenn Jegou, délégué à la jeunesse, et militant des esthétiquesde la culture bretonne. Les Mercredis du Thabor sont organisés en partenariat avec l'association Skeudenn bro Roazhon (L'image du pays de Rennes) et la Ville de Rennes, dans le cadre des événements d'été gratuits. Le principe : un spectacle chorégraphique et un concert autour de l'esthétique culturelle et musicale bretonne. Le succès des Mercredis du Thabor ne se dément pas. Les cercles celtiques et les bagadou font le spectacle, mais c'est aussi l'occasion de se renseigner sur les filières breton-français et les cours de breton du soir, proposés à Rennes. Skeudenn doit susciter l'intérêt pour la culture bretonne et encourager la pratique de sa langue, à Rennes, en plein pays gallo.
Depuis plusieurs années les Mercredis du Thabor s'axent sur la culture traditionnelle. La culture bretonne est-elle donc figée ?
La musique est en perpétuelle évolution. On le verra mieux le dernier mercredi de juillet, avec les Filles en grogne : elles renouvellent le genre, en gallo. On a aussi pu remarquer cette évolution avec Iwan B, à Quartiers d'Été. Mais, nous sommes aussi ouverts sur les autres musiques traditionnelles, des pays de l'Est, du Maghreb, des Caraïbes, de l'Afrique ou de l'Inde. Nos rencontres sont positives, les échanges permettent d'évoluer. Si les gens de Skeudenn défendent la culture traditionnelle, ce n'est pas pour la figer, mais pour la montrer, la rendre visible. Les Mercredis du Thabor, c'est un pan de notre culture, Skeudenn essaie d'offrir toutes les esthétiques de la culture bretonne. Pour cela, l'association travaille régulièrement avec la Cité, l'Antipode ou les Champs Libres pour de jeunes artistes.
Votre poste de délégué à la jeunesse, à la Ville de Rennes, vous aide-t-il dans votre travail associatif ?
Cela fait 15 ans qu'associativement, je suis au service de la Ville. Si j'ai répondu favorablement à la demande de Daniel Delaveau, c'est parce que cela prolonge mon travail avec les associations. Mais, je fais tout de même la part des choses, je ne suis pas là que pour défendre la culture bretonne. J'ai envie que Rennes continue à vivre son identité bretonne, en conservant l'idée d'accueil et d'ouverture sur le monde. Mon rôle d'élu est différent, c'est grisant, c'est beaucoup de travail, mais ça, je le savais. Quand on aime, on ne compte pas. Dans une association, ou en tant qu'élu, il faut aimer les gens, aimer leurs différences.
Recueilli par
Pierre Guillaume CREIGNOU.